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maison du parc

Des espèces remarquables

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La Flore (en collaboration avec le Conservatoire botanique national du Bassin parisien)

 La connaissance de la flore et des habitats naturels a énormément progressé depuis la rédaction de la dernière Charte en 2006, notamment grâce au travail de l’antenne bourguignonne du Conservatoire botanique, basée à la Maison du Parc à Saint-Brisson. Au-delà des données accumulées, des ouvrages de synthèse et des outils d’évaluation des priorités d’action ont été produits par ce même Conservatoire botanique :

  • Un Atlas de répartition régional des plantes sauvage en 2008, permettant de visualiser la situation de l’ensemble des plantes sauvages de Bourgogne et donc du Morvan ;
  •  Une Liste rouge des plantes menacées en Bourgogne en 2015, qui constitue une évaluation du danger de disparition des espèces en Bourgogne ;
  •  Un Observatoire de la flore de Bourgogne, ayant pour objectif de mesurer l’évolution sur le long terme de l’abondance des espèces communes.

L’étude de la flore inclut désormais les mousses et hépatiques (bryophytes), ce qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’appréciation de la patrimonialité des sites, voire dans le conseil que l’on peut apporter pour la gestion des espaces (forêts en particulier). Pour ce groupe aussi le Morvan révèle son caractère atlantique et montagnard très original en Bourgogne-Franche-Comté.

Du côté des habitats naturels, là aussi des avancées remarquables ont eu lieu avec une synthèse de l’essentiel des sources existantes de relevés phytosociologiques (prairies, tourbières et forêts), la mise en place d’une base de données spécifique et des recherches de terrain spécifiques au Morvan (cartographie des zones humides sur les bassins de la Seine et bientôt de la Loire). L’approche « habitat » représente un gain certain au-delà de l’approche « espèces » par le lien qu’elle permet avec l’occupation du sol et la gestion des espaces.                      Les champignons et lichens restent encore peu étudiés. Ils restent l’apanage des sociétés savantes et des amateurs, avec peu d’outils permettant leur intégration dans les politiques de conservation.

Chiffres repères sur la flore

Évolution quantitative de la connaissance de la flore :

  • en 2006 (date de rédaction de la précédente Charte) : 70500 données,
  • avant 2008 : 120 874 données, après 2008 : ajout de 56 036 soit 176 910 données (décompte de données au 12/06/2017).

Nombre de taxons de la flore supérieure connus dans le périmètre d’étude de la Charte :

 1 908 taxons ce qui correspond à 1 505 espèces. C’est l’équivalent de la diversité floristique d’un département. À titre de comparaison, on compte 3 440 taxons en Bourgogne, ce qui correspond à 2 720 espèces. Le Morvan accueille donc 55% des espèces de Bourgogne. Parmi ces 1 505 espèces, 25 sont protégées au niveau national, 78 au niveau régional. La connaissance de la flore est globalement homogène sur le territoire du Parc naturel régional avec un nombre moyen supérieur à 200/250 taxons par maille de 5×5 km. Le centre-ouest et le sud-ouest du territoire sont un peu en retrait et mériteraient…

 La Faune (en collaboration avec la Société d’histoire naturelle d’Autun)

Le Parc naturel régional du Morvan rassemble une multiplicité de milieux naturels, semi-naturels et anthropiques. Ces types de milieux sont associés aux trames et sous-trames que compose le Morvan. À cette diversité de milieux s’associe une faune sauvage sédentaire, de passage ou hivernante.

Dans la plupart des cas, les espèces sont inféodées à un milieu donné ou un ensemble de milieux induisant une extrême complexité dans la connaissance et l’écologie des espèces. Lors du cycle biologique de l’espèce, ces milieux peuvent changer dans le temps et l’espace, augmentant aussi la complexité de leur connaissance et montrant l’intérêt de travailler sur une échelle plus vaste et sur la structuration des éléments naturels : trames, cœurs de biodiversité, corridors, …

Depuis la rédaction de la dernière Charte en 2008, la connaissance de la faune sauvage du Morvan a énormément progressé. L’Observatoire de la faune de Bourgogne et son outil structuré associé, la Bourgogne Base Fauna, ont permis depuis près de 17 ans le stockage des données, de réaliser des ouvrages de synthèse, d’établir des listes rouges, de proposer de nouvelles Znieff et de définir des priorités d’actions par la Société d’histoire naturelle d’Autun en partenariat étroit avec le Parc naturel régional du Morvan.

 Quelques utilisations :

  • Atlas de répartition des amphibiens de Bourgogne en 2012,
  • Atlas de répartition des reptiles de Bourgogne en 2012,
  • Les oiseaux de Saône-et-Loire 2012,
  • Atlas des papillons de jour de Bourgogne et de Franche-Comté 2013,
  • La faune sauvage de Côte-d’Or 2016,
  • Atlas des oiseaux nicheurs de Bourgogne 2017,
  • Des synthèses et suivis d’espèces phares et menacées comme la loutre d’Europe, les chauves-souris, les odonates…

De nouveaux groupes ont pu être étudiés, notamment parmi les insectes, et d’autres ont vu leurs apports de connaissance augmentés significativement tels les oiseaux, les mammifères, les amphibiens.

Le nombre de taxons faune connus dans le périmètre d’étude de la Charte est de 2 549 espèces sur les 5 897 espèces connues en Bourgogne. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif car ils montrent surtout la très grande diversité du monde animal et l’hétérogénéité de la faune associée au besoin de spécialistes pour l’étudier.