logo loader
maison du parc

Un territoire agricole et forestier

Accueil Le Morvan Carte d’identité Un territoire agricole et forestier
A.Maillier_Bibracte

Le territoire du Morvan est essentiellement composé de zones agricoles (55%) et de forêts (43%).
La répartition forêt/zones agricoles n’est pas homogène sur le territoire. Les zones les plus forestières sont situées au cœur du massif, alors que la périphérie, notamment au nord-ouest de Quarré-les-Tombes et au sud dans les plaines de l’Arroux et de l’Alène, est beaucoup plus agricole.

La forêt, omniprésente dans le paysage

Elle est composée de 53 % de peuplements feuillus purs et de 47 % de forêt de résineux et de forêt mixte. Le taux de boisement des communes varie de 6 à 82 % (très élevé sur la dorsale centrale du Morvan). La forêt résineuse est jeune, issue entièrement de plantations récentes. L’enrésinement a débuté dès les années 1850, mais c’est à partir de 1950 que les pouvoirs publics ont encouragé les propriétaires à reboiser. 

A-Maillier_Bibracte_min

Le taux d’enrésinement est ainsi passé de 25 % en 1975 à 47 % aujourd’hui. Certaines communes ont un taux de boisement en résineux dépassant 85 %. Les modifications consécutives à ce processus d’enrésinement ne sont pas sans effet sur les paysages, les écosystèmes et la répartition des espèces animales et végétales. En effet, l’homogénéisation des peuplements est une cause majeure de réduction de la biodiversité, de banalisation et de fermeture des paysages. La gestion sylvicole est un enjeu majeur pour le territoire.

Une agriculture spécialisée qui structure les paysages

L’occupation agricole est caractérisée par une très nette dominante de la prairie (90 % des surfaces agricoles). Moins propice à la grande culture par ses conditions géomorphologiques et climatiques, l’agriculture morvandelle s’est spécialisée après 1950 dans la production de bovins allaitants, nécessitant des grandes surfaces de production de fourrage (prairies pâturées ou fauchées).

Les paysages sont structurés par cette agriculture privilégiant la prairie permanente bocagère. Néanmoins, la réduction du nombre d’exploitants agricoles au cours des dernières décennies et l’agrandissement des exploitations génèrent des restructurations du parcellaire, des disparitions des haies et une tendance à l’intensification des pratiques.